Course à pied et dépendance

Runner dépendance« –Hé Gustave va fumer ta clope ailleurs ! Tu pollues mon air sain ! »

RodRunner aurait-il craqué vous demandez-vous chers lecteurs ? – Ben un peu. Je viens tranquillement lire son article sur la course à pied, je prends un peu sur mon temps pour venir lire une fois de plus ses âneries et il me parle de TABAC, à moi grand sportif au corps sain ! L’insolent, le lâche… Non mais chéri(e) viens lire ça… Quel être abject, il me répugne ! 

Calme-toi cher lecteur ! Je veux simplement par ces deux phrases d’introduction faire un parallèle. Souviens-toi, si tu as parcouru ce blog tu as dû noter que je suis un ex-fumeur. Et c’est d’ailleurs le cas de nombreux runners. On devrait faire une étude statistique là-dessus ca serait vraiment très interessant… Bon ok, d’une part ça a surement déjà été fait, et d’autre part ce n’est pas le sujet.

Je disais donc que je voulais faire un parallèle entre la dépendance liée à la nicotine et celle liée à l’endorphine. Alors le but n’est pas de faire un article scientifico-sociologique sur les effets dévastateurs de la nicotine et ceux ô combien bénéfiques de l’endorphine… Oh pis si allez !  Je vais vous dire moi ce que les scientifiques ne vous ont jamais révélé ! Je me lance  ! – Ah ben quand même un fond intéressant, il était temps. Chéri(e) viens voir ! RodRunner va ENFIN nous parler de trucs qu’on a lu nulle part ailleurs.

D’abord la nicotine. On vous a toujours dit « le tabac tue ». C’est vrai! Mais ce qu’on ne vous dit pas c’est comment :

Par foudroiement : Quelques cas répertoriés de fumeurs sortis griller courageusement leur cigarette par temps orageux. Le plus souvent posté en devanture de café-bars, clubs ou restaurants, le fumeur est alors lui-même grillé en un éclair devant ses amis horrifiés restés tranquillement à l’intérieur,
Par hypothermie : Certaines statistiques rapportent le cas de malheureux fumeurs en manque de nicotine retrouvés mort de froid, un paquet vide à la main devant un bureau de tabac.  Ce dernier avait, hélas, fermé un peu plus tôt la veille au soir.
Par accident de la route : L’alcool au volant tue ? Le tabac aussi ! Essayez de retrouver votre briquet tombé malencontreusement sous le siège passager alors que vous êtes à 130 sur l’autoroute. Un autre cas bien connu est celui du gros morceau de cendre brulante qui tombe sur les cuisses… Instant de panique alors qu’on aborde une route à flanc de montagne,
Par intoxication : A la nicotine me direz-vous ? Pas seulement vous répondrai-je. Allumer par inadvertance sa cigarette par le filtre et la fumer ainsi est tout aussi mortel.

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Voilà. J’espère que ces quelques exemples finiront de vous convaincre de l’extrême dangerosité du tabac. Je pourrais vous en donner d’autres mais ils sont de notoriété publique, vous vous ennuieriez. – Ah parce que là il trouve qu’on s’ennuie pas ? Il est encore en train de nous prendre pour des poires. Chéri(e) tu m’entends ?!  Je lis jusqu’à la fin hein, mais s’il continue à nous pondre son ramassis de conneries j’te jure  que je me désabonne de son flux RSS ! 

Oui cher lecteur si offusqué, c’est à tout ça que je pense quand parfois j’ai envie de m’allumer une cigarette. Après plus de 6 mois d’arrêt les envies ne sont plus aussi fréquentes et c’est tant mieux. Le temps fait son office comme lors d’une rupture douloureuse. Plus le temps passe et moins on y pense ! J’ai plutôt en tête les effets bénéfiques qu’apportent  la course à pied et l’endorphine à mon organisme.

Mais attention, là aussi les médias et les scientifiques ne vous disent pas tout. La course à pied crée aussi une dépendance très dangereuse, voire mortelle. Surtout quand on essaie de s’arrêter– Ah peut-être qu’il va finalement nous apprendre quelque chose. Chéri(e) il reste du saucisson ?

Par écrasement : certains documents classifiés rapportent le cas de nombreux runners renversés sur les routes de France. En effet, sous les effets d’un manque insupportable, ils ne pouvaient s’empêcher « d’embrasser » et de « parler » à chaque route, chaque mètre-carré de bitume bien tassé, bien lissé. Une pratique somme toute dangereuse au regard des statistiques,
Par sous-alimentation : le runner en manque ne pense à rien d’autre qu’au run. Tel un nolife il passe son temps a visionner du run où il peut ; internet, magazine, télévision… Il ne s’alimente plus, s’affaiblit, boit mais se déshydrate aussitôt en pleurant son insoutenable condition,
Par chutes :  On relate souvent ces chutes de traileurs en mode off « vacances ». Ces accidents, plus ou moins graves, résultent pour majorité d’une envie irrépressible « d’aller voir la vue du haut de la falaise/colline/butte » qui surplombe parfois la plage de leur lieu de villégiature. Mais étant seulement équipés de tongs, leur escapade ne finira pas toujours bien.

Plage et roche

Je me suis donc clairement mis en danger en faisant une pause d’une semaine après mon dernier 10 km. Je peux vous dire que j’ai vite repris la course à pied, bien trop conscient des risques encourus. Comment vais-je gérer cette situation plus que périlleuse lors la grande pause hivernale ? Je ne sais pas mais j’y réfléchis sérieusement. D’ailleurs si vous avez des suggestions, je suis preneur chers lecteurs ! – Là s’en est trop ! Il nous prend vraiment pour des débiles ce RodRunner. Dépendance, addiction, dangers folkloriques… C’est du grand n’importe quoi !  Cheri(e) passe-moi la télécommande y a un reportage sur Kénénisa BEKELE sur CanalPlus. Au moins lui, il est intéressant…

RodRunner (et son lecteur furax)

PS: Toute ressemblance avec des personnages ou des faits existants ou ayant existé ne saurait être que coïncidence fortuite.