On s’était donné rendez-vous y a un an…

Croyez-moi bien chère communauté running, cela me fait bien mal de reprendre contact avec vous sur un air sirupeux de Patoche Bruel, mais c’est la premiere replique qui m’est venue à l’esprit.

Alors je couche des mots aujourd’hui de nouveau sur mon blog car j’ai des choses à vous raconter. Cela intéressera certains d’entre vous, la majorité n’en aura absolument rien à cirer. Mais je prends le risque. Je sais que certains lecteurs véhéments n’hésiteront pas à me vilipender, me traiter de sale imposteur, indigne qu’il est d’échanger encore avec la communauté « blogosphérique running ». Palsambleu, je m’en moque. (Avez-vous noté ce vocabulaire riche, soigné et d’un autre âge dont j’use désormais?) Allez je me lance…

Diantre, que s’est il donc passé en un an ?

J’ai des choses à raconter en lien avec le running… de la vie. Tout plein de belles choses sont arrivées en 2014 notamment un nouveau travail au Luxembourg. Ce dernier, très prenant niveau horaire, m’a un peu (beaucoup) éloigné des mes objectifs de courses.surcharge Et par la force des choses j’ai eu énormément de mal à retrouver le plaisir de courir. Pour ceux qui m’ont suivi à l’ouverture de ce blog savent que j’ai repris la course à pied pour me refaire une condition physique après l’arrêt du tabac (j’en suis à 2 ans et demi maintenant. Oui le monsieur dans le fond, vous pouvez applaudir). La course à pied est pour moi indissociable de l’objectif à atteindre. Je n’arrive pas à me dire : « – Tiens il fait beau je vais aller courir. Allez hop un tour de pâté de maisons. Ahhh ca fait du bien. » Non, pour moi courir à un but et je suis plutôt du genre :  » P*****n c’est quoi cette fréquence cardiaque au repos de merde ? T’es qu’un gros. » Allez hop je bondis sur le site jesuisquungrossefeignasseavecuncardiodemerdeetjeveuxdevenirbekele.com et je déniche un plan à 3-4 séances semaines sur 10 semaines. Bon je me rends vite compte qu’a défaut de devenir Békélé le runner, je suis plutôt devenu Oukilé le runner (comment ça il est tout pourri mon jeu de mots? Dans ce cas, je m’excuse par avance pour les prochains qui le seront tout autant).

J’ai tenté plusieurs fois de reprendre un plan correct afin d’épingler à nouveau un dossard. Je ne dis pas qu’aujourd’hui c’est gagné et que je me relance dans la course aux dossards pour cette année 2015. Non je me dis que j’ai retrouvé une certaine motivation qui me permet à nouveau d’entrevoir quelques objectifs, qu’ils soient inscrits dans le bitume ou au niveau du bien-être (cardio, poids, souffle…).

sedentaritéCar oui la sédentarité est néfaste et l’on s’en rend encore plus compte lorsqu’on a eu l’habitude de marteler l’asphalte des kilomètres durant. Je n’ai pas arrêté de courir pendant un an, mais disons que c’était loin de mon kilométrage habituel et fait de manière plutôt sporadique.  Et si je rajoute les petits pépins physiques musculaires ça réduit encore plus l’intensité des séances.

Bref, voilà pour le bilan mars 2014/2015.

Et les réseaux sociaux dans tout ça ?

En plus de mon éloignement de la course à pied, je me suis également éloigné des réseaux sociaux, même si je gardais un oeil sur l’actualité de certains confreres de la blogosphere running. Je ne cite pas de noms après ca va jalouser de toute part. Cependant, mon absence à eu de profonds effets, plus que dévastateurs.

Voici un listing complet, un constat implacable. Notez également les conséquences néfastes sur ma santé :

1/ Perte de citations au #FF du vendredi sur Twitter
2/ Perte d’abonnés FaceTwiGram
3/ Statistiques de visites/pages lues du blog proches du néant.
4/ Aucun mails de community managers  me proposant de tester leur derniere casquette connectée, ou bracelet indiquant le meilleur endroit pour aller uriner sur le parcours de votre prochaine course.

Conséquences : Une lente et profonde dépression s’est installée, ne plus voir mon pseudo accolé aux hastags FF m’a profondément dégouté. Des runners ont fui ma page Facebook, mon compte Twitter et se sont désolidarisés de cette trop longue absence indigne d’un bloggeur running aussi modeste soit-il. Certains m’ont même envoyé des messages de haine « Merde, tu pourrais au moins poster un truc. Je sais pas moi, ton smoothie du mois. » Enfoiré, je préfère ne rien dire que poster des photos de smoothie carambar/fraise Tagada. Une binouze à la rigueur…

Ainsi lors de l’une de mes séances de thérapie, mon psy m’a alors fortement déconseillé la publication sur mon blog d’une vidéo intitulée « Don’t leave me alone » inspirée de celle-ci. Je trouvais ce personnage très entier, très émouvant, très touchant. Les larmes, la manière de remettre ses cheveux en place, tout est beau.

Conclusion ?

Everything is ok now ! 

Sur ce, je vous laisse, c’est l’heure de prendre mes petites pilules roses et bleues.

RodRunner